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 le chevalier d'eon : homme ou femme

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MessageSujet: le chevalier d'eon : homme ou femme   le chevalier d'eon : homme ou femme EmptyDim 22 Juin - 19:03


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Pendant très longtemps, la Cour n'a jamais su affirmer avec certitude si le célèbre espion Charles de Beaumont, dit le Chevalier d'Eon, était un homme ou une femme.



"Un mouchoir au creux du pantalon je suis chevalier d'Eon..." chantait Mylène Farmer en 1987 dans Sans Contrefaçon. Il est né en 1728 sous le nom de Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Thimothée d'Éon de Beaumont, soit trois prénoms masculins et trois prénoms féminins. Cette ambiguïté allait poursuivre toute sa vie Charles de Beaumont, dit le Chevalier d'Eon, durant toute sa carrière d'espion sous la solde de Louis XV et jusqu'à sa mort.

Guerre des sexes

Avocat dès ses 21 ans, Charles de Beaumont est vite remarqué par le roi qui le nomme Censeur royal, puis lui demande d'affilier "Le Secret du Roi", un service secret de renseignements. Sa première mission : approcher l'indisponible tsarine Elisabeth pour demander une alliance russe avec la France. Pour l'approcher, le Chevalier d'Eon devient Lya de Beaumont, et grâce à son intelligence il parvient à devenir sa lectrice. Il finit par influencer la tsarine en la faveur de Louis XV et mène à bien sa première mission. Sa carrière militaire ne cesse de prendre de l'ampleur jusqu'à ce qu'il devienne capitaine des dragons.



Pourtant, cette première mission réalisée très jeune finit par jeter l'opprobre sur le chevalier. En 1770, la rumeur se propage en Europe que le Chevalier d'Eon est vraiment une femme. La douceur de ses traits, la parfaite symétrie de ses prénoms (3 masculins, 3 féminins) ainsi que l'ambiguïté dont se joue le Chevalier à l'annonce de cette rumeur (il ne démentira jamais) ne font qu'amplifier les ragots. Les Anglais en viennent même à parier sur son sexe. Après la mort de Louis XV, Louis XVI, qui ne l'aimait pas beaucoup, fait récupérer certains documents secrets... et le condamne à porter à vie le vêtement féminin. Pour la Cour, cela ne fait plus aucun doute : le Chevalier d'Eon est une femme.

La chevalière continuera pendant plus de 30 ans à porter des vêtements de femme, notamment des toilettes fournies par Marie-Antoinette elle-même. Destituée de ses fonctions de capitaine des dragons, la chevalière finira sa vie dans la misère, s'exposant en tant que saltimbanque ou phénomène de foire. Deux jours après sa mort, la vieille femme est autopsiée. Coup de théâtre : le chirurgien chargé de l'autopsie déclare officiellement que le corps décédé comporte tout ce qu'il y avait de plus masculin. Le Chevalier d'Eon était bien un homme. Mais derrière cette affirmation se cache le mystère d'un homme qui, pendant plus de 30 ans, a vécu comme une femme. Un secret que seul Louis XVI pourrait résoudre

Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Thimothée d'Éon de Beaumont, dit le Chevalier d'Éon (5 octobre 1728 à Tonnerre, France - 21 mai 1810 à Londres). Espion, il est célèbre pour son habillement qui le faisait passer pour une femme. A sa mort, cependant il fut reconnu par un concile de médecins, comme de sexe masculin et parfaitement constitué.




Biographie

le chevalier est le fils de Louis d'Éon de Beaumont, directeur des domaines du roi, et de Françoise de Charanton, fille d'un Commissaire Général des Guerres aux armées d'Espagne et d'Italie.

Il commence ses études à Tonnerre, puis en 1743, il les poursuit à Paris, au Collège Mazarin et obtient un diplôme en droit civil et en droit canon en 1749. Il s'inscrit comme avocat au Parlement de Paris. Il a 21 ans. Il se met à écrire, publie plusieurs Considérations Historiques et Politiques. Remarqué par le roi Louis XV, il est nommé censeur royal pour l'Histoire et les Belles-Lettres.

Sollicité, il s'affilie au « Secret du Roi », une politique que mène Louis XV en parallèle des conseils officiels (le prince de conti, le maréchal de Noailles, Beaumarchais, M. de Tercier en font également partie). Il est aussitôt dépêché à la Cour de Russie, pour obtenir de la tsarine Élisabeth une alliance avec la France. Il y est dépêché comme secrétaire d'ambassade. Il racontera plus tard y avoir été « lectrice » de la tsarine sous le nom de Lya de Beaumont. Celle-ci perça à jour le déguisement et tenta de consommer, mais il resta mou et fut traité de fou. En fait, le poste n'existe pas à la cour de Russie, et l'histoire n'apparaît qu'à l'époque où il est en Angleterre.

Il est de nouveau à Saint-Pétersbourg comme secrétaire d'ambassade de 1758 à 1760. Capitaine de dragons en 1760, il quitte l'armée en 1762 pour redevenir agent secret. Il est envoyé à Londres en 1762, où il collabore à la rédaction du traité qui sera signé à Paris le 10 février 1763. Sa grande habileté diplomatique lui vaut de recevoir une des plus rares distinctions du temps : l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis.

Parallèlement, il est chargé par le Secret du Roi de la composition d’un plan d’invasion sur la Grande-Bretagne, plus précisément d'un projet de descente sur l'Angleterre et le Pays de Galles dont il a reconnu les côtes avec le marquis Carlet de la Rozière. Il est nommé par la suite ministre plénipotentiaire de l’ambassade du duc de Nivernois. À l’arrivée du nouvel ambassadeur, Claude Louis François Régnier, comte de Guerchy, il en devient le secrétaire.

Les deux hommes n’arrivent pas à s’entendre, le chevalier, imbu de l’estime du Roi, accepte difficilement les remarques de son supérieur. Lors d’un repas, l’ambassadeur, selon le témoignage de la « victime », tente d’empoisonner son secrétaire.

Une guerre ouverte s’installe alors à l’ambassade de France, deux camps se forment et une guerre de libelle voit le jour. Le conflit est marqué par deux procès devant la Cour de sa Majesté Britannique, dont le dernier, en septembre 1767, donne raison au chevalier d’Éon.

Sa prétendue folie devait alimenter les arguments de Treyssac de Vergy et d’Ange Goudar, deux hommes de plume aux ordres de l’ambassadeur. La rumeur se fit persistante, alimentée par l’attitude équivoque, non-conformiste du chevalier. Son changement de sexe n’y est pas non plus étranger. De fou, on le prétend hermaphrodite, puis femme. Les Britanniques réalisent de nombreuses caricatures du chevalier qu'ils baptisent Épicène d'Éon (noms qui sont communs aux deux sexes). Ils vont même jusqu'à ouvrir des paris sur son sexe [1]. Ce changement de sexe et ce travestissement supportent plusieurs interprétations, interprétations freudiennes comme des lectures purement politiques ou stratégiques.

À cette même époque, d'Éon est en liaison avec le libelliste français Charles Théveneau de Morande. En 1774, Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais est envoyé à Londres par le roi de France Louis XVI pour récupérer auprès du Chevalier d'Éon la correspondance échangée avec le feu roi Louis XV. Après maintes péripéties, une transaction de plus de vingt pages est conclue entre eux deux qui stipule notamment la remise intégrale des documents et que la chevalière ne quittera plus jamais ses vêtements féminins. En échange de quoi la rente viagère lui était accordée. Les négociations ont duré quatorze mois.

D'Éon quitta Londres le 13 août 1777 et se présenta à la cour en capitaine de dragons. Une ordonnance fut prise le 27 août 1777 par le roi lui donnant ordre « de quitter l'uniforme de dragons qu'elle continue à porter et de reprendre les habits de son sexe avec défense de paraître dans le royaume sous d'autres habillements que ceux convenables aux femmes ». Il est exilé à Tonnerre, où il y resta six ans.

En novembre 1785, il regagne la Grande-Bretagne et perd sa rente. Il se retrouve dans une demi-misère et est recueilli par une dame britannique de son âge, Mrs Cole.
Il accueille favorablement la Révolution française, propose à l'Assemblée nationale de conduire une unité d'Amazones, se voit accorder un passeport, mais la déclaration de guerre du 1er février 1793 et de lourdes dettes le contraignent à demeurer sur le sol britannique.

En 1804, il est emprisonné pour dettes ; libéré, il vivra encore quatre ans dans la misère, avant de mourir, à Londres, le 21 mai 1810.

En effectuant la dernière toilette de la défunte, on découvrit avec stupéfaction que cette vieille dame... était un homme. Un chirurgien accompagné de plusieurs membres de la Faculté médicale de la Grande-Bretagne déclara dans un rapport médico-légal, le 23 mai 1810 : « Par la présente, je certifie que j'ai examiné et disséqué le corps du chevalier d'Éon et que j'ai trouvé sur ce corps les organes mâles de la génération parfaitement formés sous tous les rapports ».

Le chevalier d'Éon est enterré dans le Middlesex.
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MessageSujet: Re: le chevalier d'eon : homme ou femme   le chevalier d'eon : homme ou femme EmptyLun 23 Juin - 11:59

le sujet sur chevalier d'éon a été traité il se trouve juste 6 ou 7 rang au dessous de ton post :bisous:

le chevalier d'eon : homme ou femme Amou44wz0tn5mu6

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